« Tu peux venir maintenant »
| Quand je t’ai murmuré ces mots, ce n’étais pas un hasard. Je savais que tu m’entendais depuis 9 mois, que tu me vivais depuis 9 mois et que tu savais que ma colère n’était pas dirigée contre toi. « Tu peux venir maintenant ». Cette phrase dite dans un murmure exprimait enfin ce long souffle d’amour que je portais en moi. Tu m’as entendu, tu es venu et ma vie n’a plus jamais été pareille. Oui, plus pareille… mais qu’aurait-elle était sans vous ? je ne veux même pas le savoir, ou plutôt je le sais parce que je le vis dès que vous n’êtes plus près de moi, 6 mois, une semaine, 1 heure, 1 seconde…. C’est l’horloge de l’amour qui résonne à travers le temps. Je pense à ceux qui n'auront jamais d’enfant. Un jour je te dirais peut-être ce qui mine le plus la vie d’une femme lorsqu’elle se retourne sur son passé… Et aussi celle d’un homme lorsqu’il se l’avoue Pourquoi je te parle de ça ? je ne sais pas très bien moi-même. J’ai pris l’habitude de te parler par écrits interposés et par Internet, quelle que soit l’heure. Il est presque 2 heures et c’est l’heure d’écrire, de dire, d’exprimer les maux avec des mots. Toi qui a hérité ça de moi, tu peux comprendre la douleur de la solitude, douleur profonde, destructrice mais créatrice, mais bonheur profond d’être seule avec soi-même… et écrire… pour se reconstruire. Le plus grand combat d’un homme, c’est contre lui-même Crismy |

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